La guitare pour les nuls – Aller plus loin – S’enregistrer

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La guitare pour les nuls – Aller plus loin – S’enregistrer

 

Dernier article de notre partie “La guitare pour les nuls”, Unholy nous présente cette fois comment enregistrer vos créations entre autre à l’aide de REAPER.

S’enregistrer

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Vous avez donc une guitare, ou une basse, avec des cordes, ou pas… et vous savez déjà plein de choses.
Cependant, si vous voulez faire profiter vos amis de vos talents musicaux, soit vous organisez des concerts dans votre chambre, soit vous allez devoir vous enregistrer, et ainsi faire vos premiers pas dans le monde merveilleux de la production musicale.

Il faut cependant faire une distinction en matière d’enregistrement. Vous avez des instruments qui se branchent directement dans une table de mixage, et d’autres, comme une batterie, qui ne peuvent pas le faire. Les méthodes employées derrière sont donc différentes.

Commençons par poser les bases

Une chose à savoir avant de commencer, c’est la technologie que vous voulez utiliser.

Analogique ou numérique ?

Bonne question, me direz-vous, mais elle a du sens. Certains ne jurent que par l’analogique, car le son produit par ces appareils est plus chaud, alors que le numérique à une fâcheuse tendance à être froid et impersonnel, et il faut donc user de subterfuges pour que ça sonne mieux.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue le produit final. Un enregistrement est analogique uniquement si tous les éléments de la chaine d’enregistrement le son. Autrement dit, si vous branchez votre guitare dans un multi effets classique, la guitare ne sera plus sur un signal analogique.
De plus, si vous enregistrez tout sur du matos analogique pour en faire du MP3 derrière… aucun intérêt, pareil pour un CD, tout ça c’est du numérique et vous perdrez immanquablement votre son « analogique ».
Donc à moins de vouloir vraiment du pur analogique et de produire un LP, oubliez.
Je ne dis pas que le numérique est mieux, loin de là, mais c’est aujourd’hui plus simple et à la portée de tous, d’autant plus que de très bon produits existent à présent sur le marché, comme par exemple la série Torpedo de la compagnie française Two Notes.

Comment enregistrer tel ou tel instrument ?

Bon, je ne vais pas tout détailler, ce serait trop long et purement inutile.
Il faut juste garder en tête qu’il existe deux catégories d’instruments.

Ceux qui peuvent être branchés directement sur une table de mixage, une console, et ceux qui ne le peuvent pas.

Des exemples simples, une guitare, une basse peuvent être branchés sur une table. Une batterie, non.
Cependant, comme pour la batterie, vous pouvez aussi ne pas brancher votre guitare directement sur la table, mais dans votre ampli.
Le triangle est un autre exemple, à ma connaissance, il n’existe pas de triangle électrique, muni d’une prise jack ou XLR pour le brancher…

Pour ces instruments, il faudra donc utiliser des micros, que vous placerez devant la « source », c’est-à-dire devant un tom ou les cymbales ou la grosse caisse pour une batterie, ou devant un baffle de votre ampli pour une guitare ou une basse.

Une fois que vous avez votre source branchée sur la table, tout revient au même. Vous avez un signal d’entrée, que vous pouvez enregistrer. Ce signal vous pouvez le modifier avant la table, ou après, selon vos goûts.

Par définition, le signal entrant dans une table, une console, ou la carte son de votre pc, si vous branchez vos instruments de cette façon, est appelé signal « sec » en anglais « dry », c’est-à-dire, le signal tel qu’il rentre.

Attention cependant, un signal modifié en amont de l’enregistrement, c’est-à-dire avant qu’il ne rentre dans la table, sera plus difficilement modifiable.
Si on prend l’exemple d’une guitare, vous branchez votre guitare directement dans la table, vous avez un son « sec » qui sera celui de vos micros uniquement, soit selon le niveau de sortie dudit micro, un son clair à légèrement distordu. Par contre, si vous branchez votre guitare dans un pédalier, puis l’ampli pour avoir une grosse disto, le signal « sec » sera déjà très modifié.
A votre avis, lequel sera le plus simple à travailler en post production ? Pas besoin de vous faire un dessin, un signal « clair » peut être modifié à loisir. En cas de soucis sur un signal super saturé, vous n’aurez peut-être pas d’autre solution que de refaire la prise en modifiant votre son sur l’ampli ou le multi-effet.

C’est dans la table

Vous avez donc pris vos décisions.
Vous voulez enregistrer un instrument, ou tout votre groupe d’un coup grâce à des micros d’ambiance, vous avez donc un signal d’entrée, quel qu’il soit.
Pour simplifier, nous allons nous intéresser à l’enregistrement d’une guitare, avec un signal « sec » en clair, C’est-à-dire aucun effet en pré prod, tout ce fera en post prod. Tout ce qui suit peut-être appliqué à n’importe quel type de signal entrant.

Je vais, là aussi dans le but de simplifier, prendre l’exemple d’un enregistrement sur un PC. Aujourd’hui, tout le monde peut se faire son petit studio d’enregistrement à moindres frais, sans passer par un gros studio. Sachez que le principe reste le même. La différence se situe au niveau des outils utilisés. Là où vous avez tout à portée de clic sur un pc, dans un studio, ce sont des racks de multi-effets par lesquels l’ingé son fait passer votre signal.

Votre signal est donc routé vers un point d’entrée et il arrive dans la carte son de votre pc.
Et maintenant ? Vous faites quoi, vous démarrez Word ? Excel ? Internet ?

Non, vous allez démarrer ce que l’on appelle un DAW « Digital Audio Workstation ». Il en existe des tonnes, les plus connus sont certainement Pro Tools, Cubase, Reason, et Reaper…

Pour ma part, j’utilise Reaper, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, il est simple, et léger, ce qui en comparaison de certains autres outils est un plus énorme quand on n’est pas un pro.
Il est suffisamment puissant et performant pour des gens qui comme nous, ne font pas du traitement audio de folie, bien entendu, pour des professionnels, il sera plus rapidement limité.
Il est compatible avec tous les plugins VST, VSTi, DX, DXi, JS… par défaut, il est livré avec pas loin de 50 plugins.
Et il est quasiment gratuit. Vous pouvez l’utiliser à 100% sans acheter de licence, vous aurez juste un message d’avertissement au démarrage qui vous fera perdre quelques secondes de votre vie, sinon il faut acheter une licence amateur pour 60$, ou une pro pour 225$, c’est-à-dire, pas grand-chose.

Maintenant, ils fonctionnent tous de la même façon. Le signal d’entrée est enregistré sur une piste, piste à laquelle vous pouvez faire subir tout un tas d’affront en post prod, vous gardez votre signal sec, sans jamais le modifier, et vous appliquez les effets de votre choix. Vous enregistrez ainsi vos pistes, et construisez donc petit à petit votre morceau.

The REAPER is back

Un écran de Reaper se compose de deux parties. Tout d’abord la partie de vue des pistes, avec pour chaque piste des éléments, qui représentent des riffs de guitare, des parties de chant, du midi pour un clavier…

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Et ensuite vous avez le mixer, qui vous permet, par piste de régler le volume, le PAN, les effets, de passer en mute ou en solo et de router les pistes comme vous le voulez. Par défaut chaque piste est envoyée au Master, mais si l’envie vous prend de faire autrement, pas de soucis, par contre, je ne détaillerais pas cette partie car elle est inhérente à chaque logiciel.

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Par piste vous avez donc un petit contrôleur, qui vous permet de faire des opérations de base

Reaper 3

. le petit bouton rouge en haut à gauche pour armer la piste. Ainsi vous dites au logiciel sur quelle piste enregistrer
. « Master », par défaut donc on envoie la piste sur le master
. « M » pour mute
. « S » pur solo
. « FX » pour les effets, le petit bouton à côté pour activer/désactiver les effets de la piste
. le bouton « center » pour le pan droite/gauche
. « input » pour définir la source audio, éteinte ou allumée, si vous voulez entendre votre signal en direct et pendant l’enregistrement, ou seulement quand vous écoutez le morceau enregistré.

Une petite parenthèse de bon aloi concernant l’écoute du signal.
Le fait de faire passer votre signal par la carte son de votre pc, la carte mère puis le processeur, le retour vers la sortie externe de vos enceintes, fait que le signal va mettre un certain temps à se faire entendre. Typiquement, vous jouez un riff, et vous l’entendez 2 ou 3 secondes plus tard. Ce phénomène s’appelle la latence. Par définition, l’oreille humaine ne perçoit pas une latence inférieure à 10ms. La plupart des drivers de carte son sont réglés avec une latence supérieure à ces 10ms. Donc, vous avez toutes les chances d’avoir un décalage. Pour palier à ça, téléchargez les drivers ASIO, compatible avec la quasi totalité des cartes son du marché, installez les, et changer dans la configuration de votre logiciel le driver, vous pourrez ainsi baisser la latence.
Attention cependant, si votre matériel n’est pas très performant, si vous baissez trop la latence, vous aurez des craquements dans le signal, c’est moche. Il faudra donc trouver le bon compromis.
Si vous pouvez passer en dessous de 10ms, tant mieux, sinon, laissez une latence haute, et coupez le retour audio, vous ne vous entendrez pas jouer, mais le signal enregistré ne souffrant pas de cette latence, vous aurez un enregistrement correct, et sans bruits parasites.

Vous avez donc enregistré votre premier élément, le riff de la mort qui tue, sur une piste. Guitare en direct dans la table de mixage ou un boitier de DI ou un pré amp, le tout dans la carte son, pas d’effet, vous écoutez et c’est moche. On dirait Enrico Macias sous ecstasy, avec une guitare électrique pas branchée.

Oui, votre signal « sec » est sans effets, donc c’est un son presque clair qui arrive à vos oreilles. Mais comme tout metalleux qui se respecte, vous voulez du grahou, du gros, du gras, du qui tâche.

La jungle des plugins

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L’avantage de cette solution, les plugins, c’est que les possibilités qui s’offrent à vous sont quasi illimitées. Du coup, c’est la jungle, car il existe des milliers de plugins, alors pourquoi lui et pas l’autre !
Il n’y a pas de règles, mais il faut juste savoir qu’il existe des plugins gratuits, et d’autres qui ne le sont pas.

Un plugin gratuit est-il meilleur qu’un payant ? NON !!! Certainement pas !
Il faut juste trouver celui qui vous convient.

Un très bon plugin de guitare c’est Guitar Rig, payant, mais très complet, qui vous permet de simuler des amplis, des cabs, des pédales…
Reaper vous offre des plugins de disto, moins puissant certes, mais gratuit.
Il existe aussi sur le net d’autres plugins.

Pour ma part, j’utilise des convolutions, via RedWirez. Le principe est différent, chaque convolution correspond à une « réponse » spécifique, qui est générée en fonction d’un ampli, de son cab, d’un micro, et du placement de ce micro par rapport à la gamelle du haut parleur. Cela représente donc, des dizaines de « réponses » pour un ampli donné par exemple.
Je passe mon signal dans GTR de Waves, qui me permet de simuler une tête d’ampli, ensuite mon signal passe dans RedWirez, qui me permet de simuler un cab, et un enregistrement en fonction d’un micro particulier et de son placement, j’empile généralement 2 ou 3 niveaux (micros différents, placement différent) pour grossir un peu le son.
Ensuite le signal passe dans une EQ de chez Apulsoft, pour booster ou couper certaines fréquences.
Cela constitue mon traitement de base, et ensuite, j’étoffe si besoin.

Cette solution s’approche très près d’une vrai prise de son avec un vrai ampli et des vrais micros, on arrive là à du haut niveau, mais cela a un certain prix.
Bien entendu, il faut faire en fonction de vos envies, de vos ressources, et de votre niveau. Le plus simple étant de traîner un peu sur les forums et de regarder ce que font les gens, ou ce que donnent les utilisateurs plus « expérimentés » comme conseils.

Donc, un plugin de disto, c’est la base, quelque soit son niveau, une bonne EQ est nécessaire également, mais vous pouvez y coller des filtres, de la compression, des harmonisers, une wha, et tout ce qui existe comme effet en pédale ou en multi-effets.

Vous avez donc de quoi enregistrer vos pistes de guitare, la basse, la voix (car il existe aussi des plugins pour la voix).
Reste la batterie.
Et c’est certainement le plus gros morceau !

Vrai batteur à midi

Si vous avez un vrai batteur, pas pour la cuisine, mais un mec, généralement sans amis, sans copine, un peu bourru, qui aime se planquer derrière un kit de batterie et qui tape comme un bourrin, alors vous avez un gros avantage !
Car même si le batteur n’est socialement pas intégré, et restera un animal à part, il est fort utile dans un groupe de metôôôl !

batterieBlague à part, si vous avez un batteur, vous avez un souci. Il faudra du matos pour enregistrer tout son kit de 8 fûts, 3 grosses caisses et 27 cymbales !
Il existe deux façons de sonoriser un kit de batterie. Soit avec des vrais micros, un devant chaque fût et deux placés en hauteur pour les cymbales, soit par des triggers.

Pour les micros je ne vous fait pas de dessin, c’est assez simple, un micro dans la grosse caisse, un micro pour chaque fût, les override pour les cymbales, vous comprenez vite qu’il faut des micros, des câbles et des heures de prise de tête pour placer le tout correctement !! Et là, respect aux batteurs du monde entier qui frappent chaque fût pendant de longues minutes pour que l’ingé son ou votre pote, trouve le bon placement de chaque micro !!

Avec des triggers c’est plus simple, mais “moins bien”. C’est une sorte de capteur que vous placez sur la peau de votre fût, et qui envoie un signal pour dire « déclenche le sample du fût bidule », et le logiciel qui pilote tout ça déclenche le sample. Gros avantage, si votre batteur est un manche et ne frappe pas ses peaux régulièrement, le trigger s’en fout, il déclenche juste un sample, donc votre son est constant. De plus, si vous avez un kit batterie Carrefour à 50€, avec les samples de la batterie de Pete Sandoval vous sonnerez comme si vous étiez sur un kit à 5000€. L’inconvénient de la méthode, c’est que le son est mécanique, et vous perdez en dynamique de jeu.

Maintenant, si vous n’avez pas de batteur, ou alors, un batteur moisi, il vous reste la solution du MIDI.
Vous pouvez utilisez une boîte à rythme via une interface MIDI, ou programmer une batterie en MIDI.
J’utilise, quand j’enregistre, un clic un peu plus évolué que la normale, je passe par BATTERY, qui est aussi comme un plugin, qui gère des samples de batteries, via une « map » où chaque élément de la batterie est associé à une note MIDI. Bien entendu, il existe des kits simples, et d’autres bien plus évolués, avec plus de nuances, et des samples mélangés, c’est-à-dire, que dans votre sample de cymbale vous pourrez aussi retrouver un peu des coups sur les fûts, ce qui donne à l’ensemble le volume et la dynamique d’une vrai batterie !
Je peux ainsi déclencher le sample quand je veux sur ma grille de temps, grille sur laquelle je cale également ma guitare, du coup, tout tombe en même temps (sauf les jours où je suis mauvais…).

Et je mixe, et je mixe

Vous voilà donc avec vos pistes de guitares, vos pistes de batterie, une basse, un harmonica, tata Josette qui fait les voix, et plein d’autres trucs.
Mais vous êtes loin encore d’une production de Beyoncé, ou de Metallica.
Normal, il faut mixer tout ça !

Un principe de base en metal, pour avoir un gros son, c’est de doubler chaque piste de guitare, et d’avoir un gros son de basse.

Autant avoir un gros son de basse, c’est assez simple, autant doubler les pistes de guitare, c’est pénible, car cela veut dire – dans l’absolu – qu’il faut enregistrer le tout 2 fois, donc si vous avez 2 guitares, ça vous fait 4 pistes. Si vous avez, comme Iron Maiden, 3 guitaristes, ça vous fait 6 pistes.
Faut pas croire que parce que ce sont des pros, le son est forcément plus puissant que le votre. Non, en studio les pistes sont doublées, voir triplées, voir même plus, avec pour chaque piste résultante des réglages un peu différents, et un timing légèrement décalé, pour donner une impression de gros son.
Mais n’allez pas imaginer que James Hetfield enregistre lui-même 12 fois sa piste de gratte. Non, il la fait une fois, et le reste, c’est le boulot de l’ingé son.

onde sonoreQuand vous mixez, il ne faut pas non plus perdre de vue la notion d’espace. Le son se déplace dans un volume, votre chambre par exemple, ou le local de répète, ou votre studio. Mais vous avez deux oreilles – en théorie – qui vous permettent de percevoir le son en mono et en stéréo.
Si vous mixez toutes vos pistes au milieu du spectre, vous allez avoir le sentiment d’entendre du mono, car vos deux oreilles vont percevoir la source exactement de la même façon (vrai uniquement si vous êtes face à la source, et que cette source se trouve pile au milieu de vos deux oreilles, mais vous avez compris le principe).
Si vous voulez avoir de la stéréo, il va falloir utiliser le PAN, c’est-à-dire balancer des pistes à gauche, et d’autres à droite.

Et là non plus aucune règle.
C’est à vous de voire ce que vous voulez faire.
Vous avez déjà sans doute remarqué que certains groupes ne remplissent pas l’espace comme d’autres. Parfois, vous avez un peu des deux guitaristes de chaque côté, parfois vous avec un guitariste de chaque côté. Parfois la rythmique de chaque côté, et les mélodies plus au centre…
Pareil pour la basse, un peu de chaque côté, ou tout au centre.
Plus vous vous éloignez du centre, en balançant de manière égale un signal à droite et à gauche (deux pistes de guitares identiques) plus le son est « gros ».
De même si vous enregistrez une piste, et que vous faites un copier/coller uniquement, le son est moins gros que si vous l’enregistrez deux fois, et que vous envoyez une à droite et une à gauche, tout simplement parce que vous ne serez pas toujours parfaitement synchro sur les deux pistes, et que sans l’entendre, la petite latence (en dessous des 10ms) grossi votre son.

Vous pouvez aussi compliquer le tout, et jouer sur l’effet droite/ gauche de chaque guitare.
Sur des passages où les guitares font la même chose, une à droite et une à gauche, en doublant chaque piste. Si vous avez une guitare rythmique et une guitare mélodique, la guitare rythmique doublée avec une de chaque coté et la mélodie au centre.
Ou temporairement une guitare supplémentaire pour palier au manque de la seconde rythmique qui fait des mélodies, avec la « vrai » guitare rythmique doublée d’un côté, et de l’autre côté la « petite rythmique d’appoint » à un niveau sonore plus faible et la mélodie.
Bref, vous pouvez jouer comme vous voulez au mix. Il faut juste remplir l’espace de manière équitable et éviter de trop saturer une partie de cet espace.
Pour démarrer, une guitare de chaque côté, panné à 100%, la basse au milieu, la batterie plus au centre (grosse caisse et caisse clair), les toms répartis un peu à droite / au milieu / un peu à gauche, pareil pour les cymbales, certaines plus à droite, d’autre à gauche, comme sur un vrai kit en fait. Et la voix… un peu au centre, ou alors deux pistes, et vous pannez chaque piste de 10% environ.

Vous pouvez jouer également sur le volume de chaque piste, ou de chaque élément enregistré sur une piste, soit de façon fixe, soit automatique.
Vous pouvez également faire plusieurs prises d’une même partie, le logiciel vous les joue à la suite, et vous choisissez la bonne. Bien entendu, si vous loupez une note, pas la peine de refaire tout le riff, vous pouvez faire du “punch in/out” de façon très propre.
Bref enregistrez vos riffs, les uns après les autres, repartissez vos pistes, jouez sur les réglages de volume, pan, ajoutez des filtres, des effets autant que vous voulez, vous n’êtes limité que par la capacité de votre ordinateur à gérer tout ça sans saturer.

Avec ce type de réglages vous avez un mix de base, solide, qui vous permet de répondre à la plupart des exigences de votre auditoire.

Je passe rapidement sur le mastering, qui est l’étape ultime vous permettant d’homogénéiser vos morceaux, afin qu’ils sonnent tous de la même façon, et éviter que certains morceaux soient plus fort, ou plus faible, et que le spectre sonore soit le même. Mais là, c’est souvent une autre personne qui le fait, pour avoir des oreilles neutres, qui ne s’attardent pas sur le son, les prises, les pistes, le tempo… mais plus sur le spectre.

Conclusion

Si vous avez tout lu, bravo !
Mais surtout, vous avez de bonnes bases pour vous enregistrer, et faire vos premiers pas dans le mixage.
Je ne peux pas rentrer dans le détail, car chaque logiciel, chaque plugin, chaque effet est différent, et tout expliquer serait à la fois long, fastidieux et ridicule.

A savoir également, qu’enregistrer une piste, y coller des effets, enregistrer une autre piste et ainsi de suite, c’est la base de tout DAW. Vous pouvez faire bien plus de choses, la partie que je viens de couvrir de façon simple, représente peut-être entre 5 et 10% des possibilités du logiciel !!

Tout logiciel digne de ce nom se doit d’avoir un forum, vivant, sur lequel vous pouvez correspondre avec d’autres utilisateurs.
C’est le cas de Reaper, les développeurs sont présents sur le forum, discutent, expliquent et corrigent ce qu’il faut corriger, et ils mettent le logiciel à jour régulièrement. Même si le logiciel est développé par des anglophones, il est ouvert, tout le monde peux y participer, et il existe sur le forum principal, des sous forums dans les langues majeures (français, allemand, italien et espagnol) si jamais la langue de Shakespeare vous rebute.

Allez, j’y retourne, j’ai un cd à produire, et je pourrais ainsi conquérir le monde, être riche, faire la couverture des magazines de musique, donner des concerts dans le monde entier, bref être une star !
Il faut juste que je retrouve la doc je ne me souviens plus comment transformer une composition de merde en un tube planétaire, pourtant il me semble qu’il existe un plugin pour ça…

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Merci à Unholy d’avoir rédigé cet article !

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