Steffen Kummerer (OBSCURA, THULCANDRA), nous parle de l’origine de ses groupes ainsi que de ses inspirations. Le prochain album de OBSCURA et de THULCANDRA sont en route.
Salut, Steffen, nous te remercions de vouloir répondre à notre interview. Peux-tu nous présenter brièvement OBSCURA et THULCANDRA pour ceux qui ne connaissent pas encore tes groupes ?
OBSCURA est un groupe de death metal progressif qui a été fondé en 2002 et qui a sorti quatre albums à ce jour, quant à THULCANDRA, qui est un groupe de black & death metal, il a été formé en 2003 et trois albums sont sortis à ce jour. Avec une décennie de tournée internationale et de très bonnes ventes au travers du monde. Les groupes sont désormais bien établis et respectés au sein de leur propre genre.
Parlons un peu de toi Steffen car tu es à la fois un musicien autant talentueux qu’actif. Peux-tu nous dire comment tu es tombé dans l’univers de la musique ?
A l’âge de 9 ans j’ai été durant une année dans un internat d’une école de musique situé au sud de l’Allemagne. Durant cette année j’ai appris à jouer du piano, à chanter, à apprendre la théorie de la musique et également à entrainer mon écoute. Ce fut le début et avec l’aide de ces bases en musique classique le fait d’apprendre à jouer d’un nouvel instrument a été plus aisé que de partir de rien. Puis en étant adolescent j’ai commencé par écouter du rock, puis du metal et au fil des années la musique plus extrême me fascinait. Ce sont des groupes comme DEATH, ATHEIST, CYNIC, DISSECTION et EMPEROR qui m’ont donné envie de commencer à jouer de la guitare et à créer mon propre groupe.
Ce groupe fut OBSCURA et depuis ce jour le death metal est mon style de prédilection.
Ce fut donc le tout début.
Au début l’écriture des titres était ce que je préférais faire. Jouer des rythmes de guitares et créer des chansons me semblait être plus intéressants que de montrer à tout le monde ce dont tu es capable de faire. Après deux années à jouer de la guitare, mes parents m’ont offert le livre de tablature « Fire and Ice » de Yngwie Malmsteen, que j’ai étudié en entier, puis je m’attaquais à la suite à « Surfing with the Alien » de Satriani.
Ceci dit, c’est la musique extrême qui m’attirait et plus spécifiquement tous ces riffs uniques qui ont été ma source d’influences. Ce sont ceux de Chuck Schuldiner et Paul Masvidal de DEATH/ CYNIC qui ont été les plus marquants jusqu’à ce jour. Les musiciens avec leurs propres voix et leurs propres visions de la musique sont plus intéressants que les personnes qui jouent encore et encore les mêmes partitions d’autres joueurs alors que la seule chose qui change au final est la vitesse de jeu.

Dans quel état était la scène metal dans ta ville lorsque tu as créé ton propre groupe, OBSCURA ?
La scène metal à Landshut, une belle petite ville située à une heure au nord de Munich, en Bavière (Allemagne) avait quelques groupes intéressants à offrir tels que PATH OF DEBRIS, DARK FORTRESS, NONEUCLID, RUSHROOM pour ne citer qu’eux. Tout le monde se connaissait et les groupes s’entraidaient afin que la scène puisse bouger.
En tant que débutant il n’était pas évident que de gagner le respect à l’époque mais plus le groupe existe dans la durée, plus le dit groupe joue en concert, et plus tu vends des albums, qu’à partir de ce moment donné les personnes commencent à te regarder et à t’écouter.
Je travaille encore avec l’un de mes amis proche pour produire OBSCURA et THULCANDRA, il s’agit de V. Santura, le guitariste de DARK FORTRESS, TRIPTYKON & CELTIC FROST.
Il y a un lien fort qui existe depuis une décennie et il en va de même pour les groupes de notre scène locale.
Quel était ton but, en 2002, lorsque tu as créé OBSCURA ? Voulais-tu sonner comme d’autres groupes ou aller justement de l’avant et créer ton propre registre ?
Au début d’OBSCURA nous avions alors 15, 16 et 18 ans et nous n’avions aucun but si ce n’était que de créer un groupe et d’écrire ensemble de la musique. Après les deux premières années nous avons trouvé où nous voulions aller et dès lors le groupe n’a cessé de grandir d’année en année. Je connais très bien nos influences et il n’y a rien à cacher ou à rejeter. En 2009 avec l’album “Cosmogenesis” nous sommes allés dans une direction et avons travaillé afin d’avoir notre “propre son” qui s’entend également dans « Akroasis », notre dernier album en date.
Je voulais créer notre propre son, quelque chose qui fait que tu le reconnais dès les premières secondes d’un titre. Combiner des nouveaux éléments comme de la fusion ou encore un autre genre de musique nous aide à garder des idées aussi fraiches qu’intéressantes.
Il y a une vision très claire de la direction dans laquelle nous voulons que le groupe évolue et en ce moment même nous nous trouvons au milieu de ce chemin.




