Test de la Silver Machine MSD

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La Silver Machine de MSD, une pédale de wah, est mise à nue au travers de ce test. Voyons voir ce que cette bête d’acier allemande a dans le ventre !

musician-sound-design-logo

Au fil des années il apparait que d’une manière générale deux marques se partagent le secteur de la pédale de type wah, à savoir Dunlop avec sa Crybaby et Morley avec sa Bad Horsie.

Beaucoup ne jurent que par la Crybaby, car elle est devenu dirons-nous un standard au fil des années, voire un must ou une légende pour certains, alors que de mon côté je sais que c‘est Hendrix la légende mais là n’est pas le sujet.

Bien que cette Crybaby regorge de qualités, cette pédale de wah n’est pas celle que je préfère, pour cause, elle est justement trop “cry” et ne se dégage que dans les aigus. Une pédale assez limitée donc qui limite l’intérêt de son utilisation selon mes besoins. A chacun sa soupe comme dirait l’autre.

De l’autre côté, il y a l’incontournable Morley avec sa Bag Horsie possédant un large plateau, un switch déporté (on wahwhatte d’où l’on veut) ainsi que sa cellule optique inusable. Un gros plus qui la distingue notamment de la Dunlop Crybaby.

Mais ça pour autant dire c’était avant, car MSD -l’acronyme de la firme allemande Musician Sound Design- a carrément revisité tout cela à sa façon, et c’est là que les choses deviennent intéressantes. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il convient de parler de Muscian Sound Design, créé et géré par Hardy Kurandt, installé à Cologne en Allemagne. Chacune de ses pédales sont pensées puis fabriquées à la main par ses propres soins, ce qui peut expliquer le faible nombre de pédales sur le marché mais également leurs tarifs élevés. A noter que certaines pédales sont vendues sous le nom de Kurandt directement, ce fut notamment le cas à l’époque sur certains sites de vente en ligne.

Les présentations sont ainsi faites. Pour tout dire, j’ai directement craqué sur cette wah pour plusieurs raisons. Bien sûr le son au premier abord, mais également pour la technologie mise en place que nous allons aborder.

Caractéristiques:

  • Dimensions: 24cm de long, 13cm de large et 6.5cm de hauteur. 1.7kg tout de même avec un châssis en acier.
  • Analogique, True ByPass, détection optique
  • 1 in et 2 outs, oui ma petite dame, une parallèle out en cadeau ! De quoi router votre signal vers deux amplis.
  • 1 embase 9v ainsi qu’une trappe pour pile (transformateur non fourni)
  • 1 switch on/off.
  • 1 mini switch pour un mode Classic ou Modern (qui mélange le signal dry à l’effet wah)
  • 2 sélecteurs Earth (3 positions qui permettent d’ajuster la fréquence) et Quake (4 positions pour ajuster le filtre q)
  • 1 led bleue de mise sous tension qui devient plus brillante quand l’effet est activé.
  • 1 potard clean fader accessible par le dessous de la belle.
  • 4 pattes amovibles pour la fixer sur votre pedalboard
  • Manuel non fourni mais PDF disponible directement sur le site du constructeur

Voilà pour l’aspect “technique” de la pédale qui est pour ma part dans sa version MKII. Cette seconde version est sortie en 2005 alors que la première version quant à elle est apparue en 2002. Passons à présent à un point très marquant pour cette pédale, à savoir l’aspect esthétique.

silver_msd

D’emblée elle apparait comme étant très sobre par le simple fait que la peinture est absente. L’esthétique en elle même se résume à de l’acier inoxydable pliée, des vis ainsi qu’une semelle en acier larmé qui ne dérape pas. Bref une finition qui sort de l’ordinaire, on reste dirons nous dans la sobriété, après tout à chacun ses goûts. Dans notre cas nous dirons qu’elle possède une allure semblable à la rigueur allemande et qu’elle transpire la solidité .

On retrouve donc un design proche de la Morley, plateau/semelle/switch déporté/cellule optique, mais avec des bonus, et moi, j’aime ça les bonus !

La technologie

Là où cette wah se démarque des autres, hormis le son de qualité mais qui reste, après tout, une affaire de goût, c’est sur cette pastille ronde, proche de la taille d’une pièce de 2€, qui est sur la semelle. Cette pastille ronde est un switch plus qu’appréciable qui permet d’activer le traitement du signal. Ce système breveté qui permet donc d’activer le filtre par simple pression, à la volée, quelque soit le niveau de la course.

Pour ceux qui préfèrent l’aspect filtre/fixe, il y a également le switch déporté. Pas de surprise de ce côté, on l’active et on ne touche pas à la semelle, comme ça il n’y a pas de suraigus “criards” au déclenchement.

De ce fait, cette Silver Machine du haut de ses quatre sélecteurs (earth/quake/modern/vintage) propose la bagatelle de 24 sonorités différentes grâce auxquelles vous pourrez choisir la plage de fréquences balayées. Un gros plus qui permet de couvrir une très large variété de plages sonores, appréciable dans bien des situations. On pourrait presque parler de versatilité (sic). De quoi sortir des pédales de wah “standards”.

Samples

Assez parlé, place maintenant au son. Musician Sound Design nous propose une vidéo de présentation de sa Silver Machine en action. On vous laisse pour seul juge.

Conclusion

Assez parlé, voici ma conclusion au sujet de cette wah quelque peu hors du commun.

Plus :

  • Une pédale fabriquée façon tank
  • multiples sonorités
  • 2 outs
  • 2 possibilités de déclenchement
  • Un look sobre
  • Des dimensions tops

Moins : 

  • L’embase 9v situé à gauche
  • Le tarif élevé de 240 € ! Mais qui est justifié !

Musician Sound Design : http://www.musiciansounddesign.com/

Merci à Whisper à Ba’al d’avoir rédigé cet article.

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